LES ARMES A FEU DE LA DEFENSE NATIONALE ET LEURS BAIONNETTES 1870 / 1871. Anglais

Le 4 septembre 1870, le Second Empire disparaît dans les profondeurs de l'histoire au profil de la IIIième République. Un gouvernement dit de la « Défense Nationale » prend la relève et sous la pression populaire décide de continuer la lutte. Mais si les hommes se remplacent facilement, il n’en est pas de même du matériel. Les arsenaux sont vides et les armées en en cours de formations sont démunies d’armes modernes à tir rapide.

Les cadences de production des manufactures devenues nationales sont poussées à l’extrême et des marchés sont passés avec l’industrie privée. Dans l’attente des armes à tirs rapides, on récupère dans les arsenaux les fusils à percussion, à silex, mais également les transformations à tabatière de systèmes divers le plus souvent d'armes hors d'age. Parallèlement à ces « pis aller », la France se tournera vers les pays producteurs d'armes, comme l'Angleterre, la Belgique, l'Espagne mais également, en moindre quantité, l'Espagne, l'Autriche, la Suisse. Le grand pourvoyeur sera les Etats-Unis, excédentaires de tous les surplus de la guerre de sécession achevée cinq années plus tôt. La grande majorité de ces fusils, carabines et revolvers sont décrites et illustrées.

Des fusils et des carabines que nous avons appelés d'urgence ou de crises, seront également produits à partir d'éléments divers de récupération. Ces achats fait sans discernement comporteront le meilleur mais également le pire avec parfois en arrière plan de vastes enrichissements personnels qui démontreront combien la nature humaine reste la même au cours des siècles.

La pénurie des baïonnettes est aussi importante que les fusils. Nous présenterons dans cet ouvrage, les modifications des sabres baïonnettes Chassepot, puis la création, par la récupération de lames anciennes, de baïonnettes adaptées aux fusils d’importations. Enfin, nous évoquerons les productions civiles et les achats à l’étranger.

En annexes, nous avons ajouté des documents inédits : (courriers, inventaires de cargaison de bateaux, compte rendus de distribution d’armes à la troupe et aux corps francs, listes d’armes présentes dans les arsenaux, etc …) puisés aux sources des archives municipales, départementales, et au service historiques de l'armée de terre.

 

Toutes ces armes, rares aujourd'hui sur le marché de la collection représentent l'énergie mise en œuvre par notre pays pour au moins sauver l'honneur.

 

Les armes et baïonnettes décrites dans ce livre sont illustrées par plusieurs centaines de photos en noir et blanc. Ajoutons également pour terminer, la présence d’une iconographie d’époque quasiment inédite et exceptionnelle de combattants portant parfois des armes rarissimes.